Le grand sud néo-zélandais

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Queenstown, capitale à sensations

Salut à tous pour ce nouvel article sur notre road trip en Nouvelle-Zélande !

Aujourd’hui, nous arrivons à Queenstown. Amateurs de sensations fortes ? Vous avez trouvé votre paradis !

Queenstown est LA capitale auto-proclamée des sports extrêmes en Nouvelle-Zélande. Parachute, hors-bord, rafting, saut à l’élastique, parapente, ici vous trouverez forcément le frisson qui vous manquait ! En plus, cette ville qui borde la lac Wakatipu ne manque pas de charme. Le cadre est magnifique.

Pour notre part, nous décidons de nous lancer dans une aventure rafting, et pas n’importe laquelle ! On part pour le Shotover River trip. Le tour est un peu cher, mais il vaut largement son prix ! On bénéfice en fait de 2 attractions à couper le souffle !

Tout d’abord, on part pour 45mn de montées d’adrénaline dans le Skippers Canyon. Ce canyon, qui fait partie de l’histoire minière du pays, est très très profond et étroit. Mais surtout, sa piste est très très étroite aussi, et en double-sens… Alors accrochez-vous, mais on ne sait pas à quoi, car c’est déjà une aventure ! Notre mini-bus nous fait passer au-dessus du vide lorsque dans un virage, notre roue avant-droite est littéralement dans le vide. Notre vie tenant par les autres roues. On a la chance aussi d’avoir la remorque avec les rafts empilés les uns sur les autres. Et bon, c’est pas forcément très stable, alors nos rafts passent plusieurs fois à quelques centimètres de la paroi, manquant de se renverser et de nous emmener avec eux dans le fond du ravin. Heureusement, les chauffeurs ont l’expérience nécessaire pour négocier ces passages compliqués, et on est très très contents d’arriver à la rivière. Ouf, c’est fini !

Ah non, faut descendre la rivière ? Ah… Alors on y va ! C’est parti pour franchir pas moins de 5 rapides, aux noms plus drôles les uns que les autres, sur une rivière blanche de glacier. Notre instructrice est géniale, elle nous mène sur un ton militaire que l’on adore, et on coopère tous pour se sortir des rapides. On perdra Marine et ma pagaie lors de la dernière cascade, mais qu’importe, on a kiffé grave !

Shotover River tour
Shotover River tour

Après l’effort, le réconfort

Quand on voyage en road trip comme on le fait, on passe pas mal de temps à se rincer ou à se laver à l’eau froide. C’est pas franchement l’idéal, et les filles commencent à me reprocher l’odeur de mes pieds le soir dans la tente… Alors on vit cela comme un bonheur total de pouvoir prendre une douche chaude, offerte après la session rafting.

On complète ça par un excellent burger au très réputé FergBurger. C’est la référence culinaire de la ville, mais attention à l’attente !

On finira la journée par quelques bières dans l’un des bars de la ville, et on s’endort paisiblement en repensant à ce que l’on a vécu dans la journée.

Au cœur des fjords et de la forêt primaire

Le lendemain, nous partons direction Te Anau, et le pays des fjords (enfin des sounds… On ne sait plus). Ici, nous arrivons dans une petite bourgade plutôt agréable, qui est en fait la porte d’entrée de la région pour découvrir la forêt primaire et les fjords.

Il n’y a pas forcément autre chose à faire, sauf le centre de conservation des oiseaux Punanga Manu O Te Anau. On ne vous l’a pas dit, mais à l’origine, la Nouvelle-Zélande était une ile d’oiseaux. Avant l’arrivée de l’Homme, le seul mammifère vivant ici était la chauve-souris… Bon, ça se rapproche pas mal d’un oiseau. Avec l’Homme sont arrivés rongeurs, marsupiaux, chats, qui sont de lourdes menaces pour les oiseaux de la région. Ces animaux ont contesté aux oiseaux leur nourriture et leur habitat, et ont aussi commencer à les chasser. Résultat, l’ile perd de plus en plus d’espèces d’oiseaux, et il faut désormais lutter contre ces disparitions.
Ce centre a donc pour vocation de protéger certaines espèces et de sensibiliser le public.

  • Le Takahé, un oiseau endémique du pays que l'on croyait éteint

On part ensuite au cœur de la forêt primaire, pour y passer la nuit dans l’un des nombreux campings. Il faut réserver votre spot avant, et attention les rangers veillent au grain, mieux vaut ne pas oublier. On peut ensuite profiter tranquillement des marches à faire, qui nous font découvrir une forêt couverte de mousses et de lichens partout ! Le résultat est surprenant, on est immergés dans un univers vert assez mystique.

Le jour suivant, nous allons jusqu’à l’embarcadère prendre notre ferry pour une boucle au sein du Milford Sound, un monument majestueux de la nature. On a la chance de pouvoir le voir avec un ciel bleu et un plein soleil, et les cascades et montages nous émerveillent. Mais nous avons l’opportunité de voir des photos du lieu sous la pluie, et cela donne également envie ! Des dizaines de cascades naissent alors, inondant les pentes rocheuses de chutes d’eau plongeant dans l’eau du fjord.

Sur la route du retour, une surprise nous attend sur le bord de la route, et aucune voiture ne s’arrête pour nous gêner. Un Kea est là, juste à côté de nous.

Comme on en avait appris un peu sur cet oiseau à Te Anau, on sait que c’est un oiseau très curieux qui n’a pas peur de l’Homme, et qui peut vite se mêler à nous si nous l’intriguons, en jouant avec des brindilles de bois par exemple.

On s’exécute, et effectivement, notre petit ami à plumes reste là avec nous pendant une dizaine de minutes. Il manque même de rentrer dans notre voiture quand on décide de le laisser en paix, et nous faisons en sorte de le faire partir. Je doute que les rangers nous laissent embarquer un oiseau menacé dans notre véhicule.

Le Kea est un oiseau curieux et joueur
Le Kea est un oiseau curieux et joueur

Forêt pétrifiée de Curio Bay

Nous sommes désormais proches de la fin de notre périple vers le sud. Mais avant de remonter vers le nord de l’ile, il nous faut absolument voir cette fameuse forêt pétrifiée de Curio Bay.

On imagine des troncs fossilisés, dur comme de la pierre, parmi lesquels nous pourrions nous balader quelques heures.

On va vite déchanter ! On arrive sur un bord de mer certes splendide, mais où il y a au final peu de spectacle. Certes, on voit bien les souches et les troncs jonchant le sol qui sont fossilisés, mais cela ne nous parait pas si extraordinaire. Et pour ne rien arranger, l’accueil au camping local est plutôt froid. Nous voulions profiter des douches chaudes du camping, mais la gérante refuse de nous laisser payer pour nous relaxer sous l’eau chaude, et nous interdit l’accès si on ne reste pas dormir.

On plie donc bagages et on commence notre remontée vers Dunedin. Mais cela, on vous le racontera une prochaine fois.

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