Le dernier road trip de Moody

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Des vacances, encore et toujours

De retour à Perth, nous voici donc maintenant à bord de Moody à nouveau, pour notre dernier road trip australien avec lui !

Moody vit son dernier road trip avec nous
Moody vit son dernier road trip avec nous

Cela fait maintenant 16 mois que nous sommes en Australie, et nos plans sont établis. Nous allons finalement rester jusqu’au bout à Perth, ce qui n’était pas initialement prévu. On se dit que cela sera bien plus facile pour travailler dès la fin de nos vacances, et cela nous permettra de mettre rapidement de l’argent de côté… pour faire un petit tour du monde ! Hé oui, on planifie de rentrer en France dans un an, mais avant on prévoit de passer 6 mois de plus en Australie (on arriverait donc à 22 mois sur les 24 de nos visas), puis ensuite on ferait un tour en Asie et enfin en Amérique du Sud. On a pas encore d’itinéraire précis en tête, mais cela se dessine bien.

De plus, on commence à se faire pas mal d’amis ici, et vivre avec Julien et Élodie en coloc, c’est quand même rassurant pour nous.

Alors on se donne deux semaines de plus de vacances, car on sait que l’on va vite regagner de l’argent derrière.

Notre itinéraire pour cet ultime road trip avec Moody :
– Shell Beach et ses coquillages
– Monkey Mia et ses dauphins
– Karijini
– Exmouth et Cape Range National Park
– Ningaloo Reef
– Coral Bay

Un programme chargé ! En fait, il correspond ni plus ni moins à la suite logique du road trip que nous avions fait quelques mois plus tôt avec ma mère et Jean-Luc.

Cela me donne un peu le blues de savoir que ce road trip sera le dernier fait avec notre fidèle destrier. Déjà plus d’un an qu’il nous trimballe à travers le pays, et même s’il n’est plus tout frais et que sa peinture est franchement pas terrible, nous y sommes attachés. C’est notre maison, notre voiture, notre compagnon de route qui nous protège et nous permet de voyager sereinement (enfin, presque…).

François Peron National Park

Premier objectif de ce road trip, le parc national de François Peron (oui oui, notre explorateur et zoologiste français !). Nous n’allons pas vraiment aller dans ce parc, mais il y a quelques curiosités à voir dans ses environs.

La première ce sont les Stromatolites de Hamelin Pool. On vous avait déjà montré les Thrombolites, que l’on avait vues dans le sud de l’état. Ici, on découvre donc une nouvelle forme de vie ancestrale avec les stromatolites. Tout aussi intrigantes que leurs cousines du sud, c’est fascinant d’imaginer l’évolution de la vie sur Terre au cours des millions d’années qui ont vu son éclosion et sa diversification.

Les stromatolites de Hamelin Bay
Les stromatolites de Hamelin Bay

On continue ensuite notre route vers Shell Beach, une des plages les plus belles du monde ! On n’a pas peur de le dire, malgré toutes les plages que nous avons déjà vues dans ce pays.
Sa particularité ? Elle est couverte de coquilles.
Les coquillages qui meurent au large se retrouvent en effet prisonniers dans la Shark Bay, et finissent par converger vers cette plage unique au monde. Des couches et des couches de coquilles vides sont entassées ici, je suis sur que même à Lille ils n’arrivent pas à de tels niveaux pendant leur grande braderie !

  • Shell Beach's Shells
    Des coquillages à perte de vue

Ce stop sera notre dernière étape de la journée, et on se trouve ensuite un spot pour camper avec Moody. Rien de bien difficile dans la zone, il y a pas mal d’endroits où aller sur la péninsule, et au bord de l’eau. On se trouve un petit coin de paradis, qui nous permet de profiter seuls de la plage. Encore une fois, la magie opère avec le coucher de soleil qui nous offre ses plus belles couleurs.

Les dauphins de Monkey Mia

On a un rendez-vous assez tôt le lendemain matin, alors on ne chôme pas !

Il nous faut arriver sur le site de Monkey Mia pour assister à la première venue des dauphins locaux. Monkey Mia, c’est un tout petit coin perdu, où des pêcheurs avaient pris l’habitude, dans les années 60, de donner à manger à certains dauphins au retour de la pêche. Au fil du temps, les dauphins ont continué de venir, à tel point que les foules ont commencé à se déplacer, et l’Australie a donc tout mis en œuvre pour les protéger.

A première vue, cela nous semblait être une attraction touristique profitant au pays, et pas aux animaux. On pensait que les dauphins étaient attirés par la nourriture, et que cela pouvait porter préjudice à leur faculté de se nourrir seuls à l’état sauvage.
Mais non, les dauphins ne sont pas rabattus, ils viennent sans avoir besoin d’aide, et les bénévoles ne leur donnent qu’un seul poisson, ce qui est nettement inférieur à leur ration quotidienne à l’état sauvage. Donc pas de danger, vous pouvez y aller les yeux fermés ! Tout est fait dans le respect des animaux, et nous on aime ça.

On fait connaissance avec des dauphins bien connus des soigneurs, dont une matriarche qui visiblement vient très souvent sur le bord de la plage pour venir voir les touristes.

  • Les pélicans aussi veulent du poisson !
    Les pélicans aussi veulent du poisson !

Karijini National Park

Ce premier volet de nos vacances fini, nous faisons maintenant route vers la deuxième grande étape : le parc national de Karijini.

Nous quittons donc la côte pour l’intérieur des terres, et nous filons droit vers ce site magnifique de Western Australia. Pour y arriver, nous devons suivre l’autoroute 1, puis bifurquer sur la route 136. Rien de bien difficile, et les aires sont suffisamment nombreuses pour pique-niquer et dormir tranquillement le long de la route. Attention toutefois, il y a pas mal de bétails sur la route. On s’arrêtera à une aire qui est légèrement sur-élevée, avec pleins de dessins faits sur le pierres ramassées ici ou là par les passants. Le site est vraiment, même si nous ne sommes pas les seuls à en profiter bien sur.

  • Pierres et dessins
    Sur notre aire, plein de pierres sont couvertes d'inscription et de dessins

Peu avant le parc, arrêtez-vous à Tom Price pour les derniers petits achats, puis vous y êtes enfin ! Dans le parc de Karijini, il y a plein de balades à faire, avec divers niveaux de difficultés.

On commence par la plus simple : Gorge Rim. On peut la commencer à 2 points de vue différents, soit celui de Circular Pool, soit celui de Fortescue Falls. A vous de voir en fonction de vos programmes. C’est la plus facile à faire, mais aussi la seule qui vous permet de voir les gorges vues d’en haut, et d’apprécier le site avec la plus grande perspective. On en prend plein les mirettes !

Les gorges de Karijini
la vue surplombant les gorges de Karijini

L’avantage de pouvoir commencer cette marche d’un côté ou d’un autre ? C’est que vous pouvez en fait la cumuler avec la Dales Gorge, pour faire une boucle.

Et là vous touchez le paradis ! Car cette marche vous mène dans les gorges, et vous fait passer en quelques instants par plusieurs types de paysages. Entre les passages dans les roches, ceux longeant une rivière, ou ceux vous emmenant au bord de bassins d’eau, il y a là toute une variété de plaisirs. On ne peut pas passer 5 minutes sans s’enthousiasmer du lieu. Et franchement, je ne sais pas si on tombe dans la bonne saison, mais on a très peu de monde avec nous.

Les couleurs sont incroyables, entre la terre rouge, la végétation verte, et l’eau turquoise, on est subjugués par les environs. En plus, on trouve même des chauves-souris en train de roupiller pour agrémenter la visite, le bonheur ! On nous avait promis monts et merveilles ici, nous ne sommes pas déçus !

Pour le soir, soit vous retournez à l’entrée du parc, vers Tom Price, pour camper librement, soit vous réservez un spot sur le camping du parc comme nous avons fait. C’est plus simple, mais forcément il faut lâcher un petit billet.

Le lendemain, cela nous permet de repartir tôt pour explorer une autre partie du parc, accessible uniquement en passant par de la dirt road, ces routes de terre que j’essaie absolument d’éviter avec notre van… On ne sait jamais comment les aborder. Rapidement ? On sent moins les secousses, mais on perd en adhérence, et donc cela est plus dangereux. Lentement ? On sent toutes les vibrations, et le van aussi ! C’est certes moins dangereux, mais le van en souffre plus, et notre dos aussi. Perso, j’opte pour la seconde option. Même si de temps en temps je me tente quelques pointes, je préfère jouer la prudence pour les descentes et les virages. Le mieux étant d’avoir des véhicules à 4 roues motrices bien évidemment.

Moody avale la dirt road
Moody avale la dirt road

La Kalamina Gorge sera notre première marche de la journée !

C’est une marche assez facile, avec de grands espaces, mais aussi des passages étroits, sa petite cascade, et son arrivée sur la Rock Arch Pool où l’on peut admirer une arche dans la paroi rocheuse.
Une belle entrée en matière pour cette seconde partie du parc. On profite de l’eau omniprésente ici pour se désaltérer.

  • Kalamina Gorge
    Kalamina Gorge

Suite de la journée, nous nous dirigeons maintenant vers la Joffre Gorge et les Joffre Falls. Une marche qui peut se révéler assez technique, mais en fait ça passe. Il faudra un peu grimper sur les parois pour passer du sommet, permettant d’apprécier les chutes d’en haut, au bas, pour se rendre au cœur de la chute, à l’endroit le plus insolite du coin. Mais c’est assez fun de faire un peu d’escalade en fait ! Ce n’est pas si dangereux, et nul besoin d’équipement. On prend notre temps, et on regarde où on met les mains et les pieds.

Ici, on se sent vraiment en plein dans le décor, et on saisit bien toute la puissance de l’eau qui a du creuser cet environnement au fil des ans. On se croirait dans un amphithéâtre.

Enfin, nous finissons notre visite du parc Karijini par la Knox Gorge.

Cette balade est vraiment très agréable, et ne comprend pas de grosses difficultés. Il y a bien un passage à bien négocier sur la paroi, mais elle est relativement accessible, et il y a plusieurs bassins sur le chemin permettant de se baigner ! Elle est fraiche, mais l’endroit est tellement beau qu’on peut bien l’oublier.

On arrive pour finir au bout de la partie autorisée, où des signes nous annoncent ici aussi de ne pas nous aventurer plus loin. Visiblement, c’est pour le canyoning et les rangers.

Il y avait d’autres gorges à voir dans le parc, mais cela aurait nécessité de se mouiller, et de nager. Vu notre matériel et notre frilosité, on a préféré ne pas les tenter.

On repart désormais vers la côte, pour nous rendre vers une nouvelle destination incroyable…

Exmouth, Ningaloo et Cape Range National Park

Point le plus au nord de notre visite du Western Australia, nous arrivons enfin sur Exmouth. Cette petite ville très touristique profite de 2 sites à venir voir absolument :
Cape Range National Park
– Mais surtout, le Ningaloo reef !

Si le parc national est très agréable, nous, ce que l’on a vraiment envie de découvrir, c’est le Ningaloo reef. Lors de notre visite de la Great Ocean Road, un local nous avait conseillé de venir visiter cette barrière de corail, qui selon lui est plus riche en vie que la Grande Barrière, mais en ayant moins de belles couleurs.

Une fois de plus, on préfère se prendre un spot de camping dans le parc national afin d’être tranquille, et de financer la préservation de cet environnement. Le camping gratuit et sauvage oui, mais si on peut financer les rangers et leurs activités, on y va. Du moment que ce n’est pas non plus hors de prix, où qu’il y ait un minimum d’installations. Rien ne sert de payer pour un spot sans aucun aménagement.

Pour débuter nos aventures ici, on commence par la Yardie Creek, qui est une balade assez facile à faire, et qui vous emmène dans une petite gorge locale. Rien à voir avec Karijini, mais cela constitue un bon début de visite.
On ira ensuite se prélasser au bord de l’eau pour finir tranquillement la journée. Il y a deux spots assez connus pour faire du snorkeling, Oyster Stacks et Turquoise Bay. Ils sont sympas, mais après nos sessions snorkeling d’Indonésie, on est tout de même un peu déçu, et puis j’ai cassé un des masques, ce qui nous empêche d’en profiter ensemble.

Soudain, depuis la plage, Morgane attire mon attention. Son œil de lynx vient de repérer des baleines à bosses en train de nager pas très loin derrière les récifs. De bien belles images pour passer la nuit à rêver du lendemain !
Car le lendemain, une aventure de taille nous attend : nager avec un requin baleine !

  • Baleines à bosse au Ningaloo
    Plusieurs baleines à bosse nous honorent de leur présence

Nager avec un requin baleine

A notre arrivée à Exmouth, nous sommes soudainement inondés d’images intrigantes. Des géants des mers, aux couleurs somptueuses, semblant inoffensifs. Je parle bien sur des requins baleines, qui sont bien des requins, et non des baleines. Cela fait d’eux les plus gros poissons au monde ! Ils peuvent atteindre 14m, mais font généralement entre 5 et 10m.

Ils sont inoffensifs pour l’homme, sauf si ils vous cognent en sondant ou en bougeant leurs nageoires. Ils se nourrissent de plancton, en ouvrant grand la bouche pour filtrer l’eau. Et allez savoir pourquoi, mais Morgane a envie d’aller les voir de très près et de nager avec ! Le prix de l’excursion est vraiment cher (800$AUS pour deux, soit environ 550€…), et en plus, moi je ne me sens pas vraiment chaud là. Mais comme d’habitude, elle sait comment m’avoir, et me fait me rappeler mes souvenirs de la nage avec les dauphins de Kaikoura en Nouvelle-Zélande. La mayonnaise prend, et je me laisse entrainer dans cette nouvelle folle aventure.

Nous voilà donc de bon matin à bord d’un petit bateau, pour allez découvrir le Ningaloo Reef et les requins baleines au plus près ! Au menu, visite du reef, snorkeling à l’intérieur du reef pour jauger de notre niveau, puis sortie en mer à la recherche des requins baleines et de tout ce qui pourrait s’y trouver.

Alors résumons, on a passé une journée au-dessus de tout ! Enfin, surtout moi car Morgane a de nouveau eu le mal de mer… Mais quel pied cette sortie ! On n’aura pas pu voir de requins baleines malheureusement (ce qui nous déclenche un remboursement partiel de l’excursion), mais on a vu un nombre incroyable de poissons, de coraux, de mammifères, et d’autres choses.
Requin marteau, serpent de mer, dauphins, tortues, lamentin, baleines à bosses, poissons en tout genres, raies, ils s’étaient tous donnés rendez-vous ce jour-là !
Et si on a pas pu nager avec le plus gros poisson du monde, on a pu nager avec la plus grande raie du monde, la raie Manta ! Vous savez, celle que l’on avait manquée de peu en Indonésie ? Hé bien on a pu les voir de près ici, et c’était magique. Cette journée restera l’une des plus belles de ma vie en Australie, et j’aurais aimé que Morgane puisse en profiter autant que moi.

  • Morgane au top !

Coral Bay et Moody malade

Pour finir nos vacances, on fait un stop sur la route du retour par Coral Bay. Honnêtement, on ne va pas s’étendre sur ce spot, car nous n’y avons pas trouvé grand chose d’intéressant. Certes la plage est jolie, le point de vue sympa, mais rien de bien extraordinaire, ou alors on l’a raté.

En revanche, peu de temps après, Moody nous a fait une énorme frayeur. On sent qu’il fait un bruit anormal, et qu’il manque de répondant. Je m’arrête le soir à une station essence, et un passant tente de me faire un diagnostic. Pas vraiment utile, mais c’était gentil de sa part de prendre du temps pour nous.

Le lendemain matin, je me dis que le moteur à froid devrait s’être remis, mais c’est encore pire, et on atteint même une pointe de 10km/h sur l’autoroute ! Heureusement, on arrive ainsi à Geraldton, et on retourne voir le garage auto par lequel on était déjà passé une première fois à l’aller(près du MacDo de la ville, si vous en avez besoin). Le garagiste me fait une petite opération sur le van, pour presque rien, et me dit qu’il ne le réparera pas plus, car la pièce va me coûter 1500$, et que cela débouchera surement sur plus de frais, et plus de temps à passer pour eux, avec le risque que je décide de ne pas faire les réparations. Donc on doit faire les dernières centaines de kilomètres ainsi, en priant d’arriver à Perth !

Tout finit bien pour nous, mais on sait désormais que Moody ne devra plus faire de longues distances, le pauvre semble proche de la retraite…

Bonus vidéos

Pour les courageux ayant tenus jusqu’au bout de cet article, des petites vidéos de Ningaloo :

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