La Corse, montagne de la Méditerranée

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Nous y voilà ! Le moment tant espéré et aussi tant redouté des premières vacances avec notre petit bout…
Pour nous, c’est une nouvelle expérience que de partir près de 3 semaines en vacances avec un bébé de 4 mois. On sait qu’il va nous falloir faire preuve de beaucoup d’efforts d’adaptation, et comme l’an dernier au Canada, nous ne pourrons pas tout faire.
On part relativement confiant, malgré toutes les mises en garde que nos proches peuvent nous faire, car on ne fait jamais les choses par hasard, et on étudie un minimum nos sujets tout de même :-).

Alors on reprend les sacs, l’avion, et hop, direction Ajaccio et la Corse du Sud !

La Corse, montagne de la Méditerrannée

Un road trip avec un bébé, ça ne s’improvise pas

Nous ce que l’on aime, c’est profiter un maximum des endroits que l’on visite. Forcément, pour cela, il faut pouvoir bouger. Que ce soit à pied ou en voiture, hors de question donc de rester sédentaire lors de nos voyages. Comme l’an dernier, lorsque Morgane était enceinte, on préfère ne pas faire de randonnée. Cela demande un effort long et constant, ce qui est assez inadapté selon nous à un enfant de 4 mois.

On loue donc une voiture avec AVIS, pour pouvoir se balader à travers toute la Corse du Sud pendant notre séjour ici. Vous les trouverez aux aéroports facilement, comme leurs confrères.

Pourquoi la Corse ? Morgane y était allée par le passé, et a toujours adoré cette île. Quant à moi, je rêvais depuis un moment de la découvrir. Comme on ne souhaitait pas passer des heures et des heures dans un avion avec Ian, on a donc opté pour un dépaysement local. La Corse, c’est la mer, le soleil, la montagne, une autre façon de vivre que par chez nous, une autre mentalité, et en plus, cela rejoint notre objectif de mieux connaitre notre pays, que l’on s’était fixé en rentrant il y a 2 ans.
Bonus, il parait que les Corses raffolent des bébés ! On le saura bien assez vite 🙂

Le désavantage d’un voyage sous forme de road trip, c’est qu’il faut voyager léger, et pouvoir s’adapter aux différents endroits où l’on va. Avec un bébé, il y a quand même pas mal de contraintes à ce niveau :
– Il lui faut un lit bébé
– Pour la voiture, le siège auto est indispensable
– Côté nourriture, il faut tout prévoir (bon nous, on est serein, Morgane allaite)
– Côté change, il faut pouvoir changer bébé dans la voiture ou dans tout autre lieu (un sac à langer est top pour ça, avec si possible une partie amovible pour allonger votre enfant)
– Les temps de trajets doivent tenir compte des rythmes de votre enfant. S’il doit dormir, il vaut mieux pouvoir le mettre dans son lit.
– Un porte-bébé ou un sling sera bien plus pratique que la poussette (enfin selon nous, après vous pouvez tenter la poussette dans les chemins lors de vos balades…)

Alors pour le lit et le siège auto, bonne nouvelle, les compagnies aériennes vous proposent leurs services. Volotea nous a offert le voyage en soute pour ces deux articles, nous épargnant bien des tracas sur place. Un membre du staff de l’aéroport nous précise même que nous aurions eu droit à 2 semaines de nourriture en soute pour Ian. Bon, j’ai pas perdu de temps à lui expliquer les problèmes liés au stockage du lait de Morgane en soute…

Un bébé dans un avion, vous êtes fous !

Allez c’est parti pour le baptême de l’air de Ian ! A 4 mois, il prend déjà l’avion… Et honnêtement tout cela a été très facile !

Il n’y a pas vraiment de contrainte pour emmener vos petits avec vous en avion. Il faut juste veiller à les faire téter lors des montées et descentes de l’appareil, afin qu’ils n’aient pas de souci. Nous autres les adultes, nous baillons, nous déglutissons, nous poussons fort avec nos oreilles (si si, vous savez, en vous pinçant le nez…). Mais nos enfants n’ont pas le loisir de pouvoir faire cela, il faut donc ruser un peu pour les mettre à l’aise.
Côté sécurité, le staff nous passe un gilet de sauvetage bébé et une ceinture s’attachant à la notre, mais honnêtement, qui a déjà été sauvé par une ceinture en avion ???

On dit que les effets de l’avion sur le bébé sont à peu près équivalents au fait d’évoluer au sol, à une altitude de 2000m.
En Corse, comme il y a légèrement (à peine…) plus de montagnes qu’en Loire Atlantique, on ne voulait pas se priver de pouvoir s’y aventurer. Mais là aussi, attention à bien se renseigner. Il est conseillé de ne pas dépasser les 1600/1800m avec bébé. L’ascension des sommets Corse attendra donc, il faudra bien revenir faire le GR20 un jour de toutes les façons. A ce sujet, j’ai pu en discuter avec plusieurs personnes lors de notre voyage, et visiblement il faut quand même être bien en forme pour les premiers jours en partant du Nord. Je note pour plus tard !

Ajaccio, cité impériale

Nous voilà donc dans le vif du sujet.

Pour débuter nos vacances, on se loue un petit logement dans la vieille ville d’Ajaccio. On ne change pas une équipe qui gagne depuis plusieurs années, et comme on arrive le soir (mais pas de nuit pour une fois…), on se pose 2 jours dans notre premier logement. Cela nous permet de profiter du vieux centre, qui est magnifique, tout en pouvant encaisser les conditions de circulation difficiles avec la voiture (peu de stationnement à proximité, et pas mal de monde déjà en Juin !), et permettre à Ian de s’adapter tout doucement au changement de décor.

Les rues d'Ajaccio

Oratoire Saint Roch

Ruelle d'Ajaccio

Après un petit déjeuner composé entre autres de Canistrelli, une spécialité locale, on aurait aimé visiter la Maison Bonaparte. Malheureusement, elle est fermée le lundi, donc on passe notre chemin. On va plutôt se balader dans les vieilles rues de la ville, et visiter le Palais Fesch, qui est le musée des beaux arts d’Ajaccio. Pour 8€ par personne, vous pourrez admirer les quelques centaines de pièces exposées que compte la collection de 16 000 œuvres d’art appartenant à feu l’oncle de Bonaparte : le Cardinal Fesch.

Palais Fesch et chapelle impériale

Palais Fesch, galerie de tableaux

On prolonge la journée à la plage de Capo di Feno, où les vagues font peur à Ian ! Mais le décor est top, avec cette plage un peu isolée, et où nous sommes presque seuls. Pour y accéder, il faut faire un petit peu de route, avec à la fin un peu de route sur terre, mais rien de bien méchant, vous pouvez y aller tranquillou.

Plage Capo di Feno

Pour la fin de cette première journée, on fait cap vers les Iles Sanguinaires. Il y a un parking proche de la pointe, où vous pouvez garer votre voiture et accéder à pied au point de vue. Comme il commence à se faire tard pour Ian, on préfère ne pas aller trop loin, et se contenter d’un point de vue nous permettant de profiter des premières lueurs de la fin de journée.
Ces iles tirent leur nom de la couleur de la roche, qui est sublimée lors des couchers de soleil. A voir absolument !!! C’est un des gros points phares de la Corse du Sud, et c’est vraiment hyper accessible depuis Ajaccio.

Les îles Sanguinaires

Des menhirs en Corse !

Alors oui, je sais, les bretons n’ont pas tout inventé. Il parait.

Mais quand on voit le site de Filitosa, on ne peut plus douter ! Après avoir fait quelques courses pour ne pas dépenser tout notre argent dans les restaurants, on file vers le sud et vers ce bijou de la préhistoire. Ici, plein de menhirs témoignent de la présence des premiers hommes ayant peuplé l’ile (vers -6000 avant J-C). On peut même se faire une petite balade avec un point de vue bien dégagé sur la plaine environnante.
L’accès au site ne coute que 18€ (pour deux avec la carte et les explications), et on peut y rester tant que l’on veut. Bon, il ne faut pas non plus 3h pour faire le tour.

Vous trouverez sur place divers menhirs, taillés ou non, et on a même trouvé une niche de granit. Enfin, je crois que c’était une niche 😀

Les anciens de Filitosa

Filitosa

Pour la suite, on reste dans le coin en allant profiter de la plage de Porto Pollo. On va enfin permettre à Ian de tremper ses pieds pour la première fois dans la mer ! C’est un moment assez sympa, où il est passé rapidement de la crainte à la joie. Il n’a pas l’habitude de sentir une eau aussi froide (l’eau de son bain étant vers 37°C), alors on prend notre temps pour la lui faire gouter.
La plage est assez cosy, assez familiale, même si on ne peut pas cette année se baigner Morgane et moi en même temps pour mieux en profiter.

On finira cette super journée dans les hauteurs, à l’auberge U Fracintu que l’on vous recommande chaudement ! Il faut aller la chercher un peu dans l’arrière-pays, mais le coin est hyper tranquille, la vue sur la baie de Propriano est géniale et on peut y admirer le soleil couchant. Quant à l’auberge, son staff a été super avec nous, bien que Ian ait repeint un des oreillers (on a quand même tout fait pour le nettoyer…), et le lieu est vraiment bien décoré.

La Corse, ancienne terre Gênoise

L’histoire de Corse est très liée à celle de nos voisins transalpins. Avant d’être récupérée par la France, à diverses époques, la Corse fut sous domination Gênoise. Cette thalassocratie italienne y établit un système de défense sur toute la côte, avec ce que l’on appelle désormais les tours gênoises. Impossible à manquer, vous les verrez bien souvent lors de votre venue ici !

Le but était de fournir aux habitants de l’ile un système de surveillance des côtes, ainsi que de communication car les tours pouvaient allumer un feu et avertir les villages voisins en cas d’invasion. Cela me fait penser au Seigneur des Anneaux et aux feux d’alarme du Gondor. Tolkien ayant eu l’habitude de retranscrire dans ses récits ce qu’il savait de l’histoire de l’humanité et des mythes et légendes, je ne serai pas étonné qu’il s’en soit librement inspiré !

Afin de pouvoir associer découverte et plaisir, on décide de zapper un peu Propriano, pour passer plus de temps à la plage de Campomoro, depuis laquelle l’on peut observer l’une de ces fameuses tours. On commence à se retrouver au milieu des nombreux touristes, mais tant pis, il faut bien passer par là (et puis, on en fait partie de ces touristes après tout !). On profitera un peu plus longtemps du coin en déjeunant au restaurant La Mouette, qui nous a vraiment bien plu. On avait un peu peur de l’arnaque à touristes, mais au final on s’est régalé !

Voilà donc le résumé de nos premiers jours ici, où on apprend un peu plus ce que c’est que d’être parents, et surtout ce que c’est que de partir en vacances avec un tout petit bout de chou 🙂

Dans le prochain article, on vous racontera comment ce sont passé les retrouvailles de Morgane avec l’ancienne maison qu’elle avait louée avec sa famille lorsqu’elle était petite… Une véritable enquête Corse au cœur du maquis !

2 commentaires sur “La Corse, montagne de la Méditerranée

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